Le chef d’orchestre Jacek Kaspszyk était invité par la Philharmonie de Paris pour diriger l’orchestre d’Île-de-France, qui jouait Chopin et la Symphonie n°10 de Chostakovitch

Vendredi 22 mars, la Philharmonie de Paris accueillait l’orchestre national d’Île-de-France et Jacek Kaspszyk pour un concert mettant à l’honneur Dmitri Chostakovitch. La première partie, en présence du pianiste Louis Lortie, était consacrée à Chopin.
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Photo Juliusz Multarzynski

Jacek Kaspszyk enflammé

Assez libéral dans sa direction du concerto pour piano de Chopin, le chef d’orchestre polonais Jacek Kaspszyk s’est soudain transformé. Il est revenu de l’entracte changé. La raison en est la Symphonie n°10 de Chostakovitch, un monument musical qui a véritablement animé tout son être.

Quelle joie pour lui quand il s’est agi de l’allegro. On sent toute la puissance d’un Chostakovitch (ré)inspiré à la mort de Staline – puisqu’il compose cette symphonie en 1953, mais qui a accumulé des années durant l’infernal sentiment d’injustice de la machine soviétique. “Où peut-on ériger un monument pour tous ces morts ? implorait le compositeur dans ses mémoires. Seule la musique peut le faire (…) Je leur dédie donc toute ma musique.”

Robin Paillette et Nathalie Rozat, parfaites partitions

En fin de concert, Jacek Kaspszyk leur a demandé de se lever pour être particulièrement applaudis. Deux jeunes solistes de l’orchestre national d’Île-de-France, Robin Paillette et Nathalie Rozat, on rendu une propre copie. Le premier, corniste, a allié gravité et nuances slaves pour prendre son instrument à bras le cor(ps).

La piccolo Nathalie Rozat a donné un supplément d’âme à l’orchestre. Elle y a mis son cœur, indubitablement, passionnée. A deux reprises, Dmitri Chostakovitch offre au piccolo une place prépondérante dans sa 10e. Cela nous a permis de voir l’étendue du talent de ces deux musiciens.

Ce n’est pas une raison pour oublier le reste de l’orchestre : les excellents violonistes, violoncellistes, ou encore Jean-Michel Penot et Jean-Claude Falietti, qui ont porté le concert par leur force. C’est toujours un événement qu’un concert où l’on accorde sa place à la musique classique russe et à ses grands compositeurs.

Paul Leboulanger

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