Paris a fait marche arrière suite à ses accusations contre les prétendues cyberattaques russes. Les deux pays veulent dialoguer pour la sécurité des TIC.

Vendredi 15 novembre, Moscou a accueilli les « Consultations interministérielles franco-russes sur la sécurité internationale dans le domaine de l’utilisation des techologies de l’information et de la communication ». Pour résumer cette appellation pompeuse, Français et Russes ont voulu voir ensemble comment aborder la question de la cybersécurité.

L’ambassadeur français pour le numérique, Henri Verdier, a rencontré son homologue russe, Andreï Kroutskikh. Les deux hommes se sont prononcés en faveur d’une égide internationale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour les TIC. Les deux pays veulent en effet renforcer la responsabilité des Etats vis-à-vis du droit numérique internationale en vigueur.

Lutter contre le terrorisme et la cybercriminalité

Une coopération bilatérale entre la France et la Russie pourrait être envisagée pour combattre la cybercriminalité et surtout l’utilisation d’internet à des fins terroristes. Autre axe de travail : l’entraide pour réagir aux incidents informatiques. Henri Verdier et Andreï Kroutskikh ont affirmé qu’ils resteraient en contact pour faire avancer ce dialogue.

Grand signe de détente, Henri Verdier a déclaré à Kommersant que la France n’accusait pas – ou plutôt n’accusait plus – la Russie d’avoir mené des cyberattaques. Pour rappel, lors de la campagne présidentielle française, Emmanuel Macron affirmait que son parti avait subi un piratage informatique venu de Russie. Propos appuyé par le ministre des Affaires étrangères d’alors, Jean-Marc Ayrault. C’est peut-être la fin des querelles de bas-étage.

Jacques-Olivier Busi

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